Xi Jinping met en garde les démocrates de Hongkong

Sur DAKARAMA SN

Le président Xi Jinping a quitté Hongkong, samedi 1er juillet, au terme d’une visite de quarante-huit heures marquant le vingtième anniversaire du retour de l’ex-colonie britannique dans le giron chinois, sur fond de polémique au sujet de la valeur des engagements pris par Pékin auprès de Londres à l’époque.
Après avoir présidé au lever de drapeau et à l’investiture de la nouvelle chef de l’exécutif, Carrie Lam, qui débute un mandat de cinq ans, le président chinois s’est rendu sur le chantier du gigantesque pont Hongkong-Zhuhai-Macao, un symbole fort de l’intégration physique irréversible de Hongkong au sud de la Chine.
Le président a dressé un bilan extrêmement positif des vingt dernières années. Il a estimé que les habitants de Hongkong sont « à présent maîtres chez eux » et jouissent de « beaucoup plus de droits démocratiques et de libertés aujourd’hui qu’à aucun moment de leur histoire ». Pour M. Xi, le principe « un pays, deux systèmes » qui régit les relations entre Hongkong et les autorités centrales a été « un grand succès reconnu par tous ». « Dans nos négociations avec le Royaume-Uni, nous avons été catégoriques sur le fait que la souveraineté n’était pas négociable », a-t-il affirmé.
Déclaration « plus pertinente »
Deux jours auparavant, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, Boris Johnson, avait rappelé l’espoir du Royaume-Uni de voir Hongkong « progresser dans son développement démocratique » et « l’Etat de droit préservé ». « La déclaration conjointe sino-britannique reste tout aussi valide aujourd’hui que quand elle a été signée », a fait valoir Londres.
Ces commentaires ont provoqué une réfutation cinglante du ministère chinois des affaires étrangères. Pour la diplomatie chinoise, la déclaration sino-britannique de 1984, posant les bases de la rétrocession de 1997 n’est « plus pertinente ». Pékin n’y voit qu’un « document historique »…

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